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Histoire

Histoire
Historique

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Jaux, qui porta le nom de Gallis Villa, est d'origine Gauloise.
Ceci est attesté par de nombreuses découvertes archéologiques sur son territoire, notamment des médailles d'or gauloises et des ossuaires, qui furent mis à jour en 1810 et en 1825. D'autres sépultures furent découvertes au lieu-dit "Les Gravillers", entre les hameaux de Dizocourt et de Varanval, datant de l'époque carolingienne. Jaux se trouve mentionnée dans un diplôme de Clotaire III en 657, confirmant la donation faite par Dagobert aux pauvres de l'abbaye de St Denis, d'un domaine situé à Jaux.

Vers la fin du XIIè siècle, Louis VII conféra aux habitants de Jaux une charte communale leur accordant certaines franchises, entre autres le droit de

chapelle_boucquy
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ramasser du bois dans la forêt de Cuise et celui nécessaire pour la construction des maisons.
En Juillet 1215, un édit de l'Évêque de Beauvais sépara le village d'Armancourt (Hermancourt) de la paroisse de Jaux.

Des textes de 1218 et de 1340 font allusion à la culture de la vigne sur les buttes de Jaux (ainsi que les alentours de Venette) et à la production du vin, qui ont été des activités anciennes sur la Commune. Les terres couvertes de vignobles étaient très morcelées et la culture de la vigne difficile. Le vin était généralement d'une qualité moyenne. En 1789, la vigne occupait à Jaux environ 300 hectares et encore une centaine d'hectares au milieu du XIXème siècle.

Cette régression a pu entraîner l'émigration de certains villageois en quête de travail et de revenus plus assurés. Sur les bonnes terres labourables, les paysans cultivaient surtout des céréales : blé, seigle, méteil, orge, avoine, etc. Au XIXème siècle apparut la culture de la betterave à sucre et de la betterave fourragère. De 1900 à 1958, la culture des oignons était réputée pour sa prospérité, puis a été abandonnée, étant une sorte de survivance du métayage (partage de la production entre les cultivateurs propriétaires de la terre et des graines et les travailleurs saisonniers).

Les hameaux de la Commune sont anciens et nombreux. Le plus peuplé, situé sur une hauteur, près de la limite méridionale du village, était Dizocourt. Il se trouvait relié à l'extrémité de Jaux par une rue formée de maisons assez espacées. Certains ont disparu comme "Le Pré-Grisez" ou ont perdu de l'importance tel "Les Tartres" : celui-ci, qui a compté jusqu'à une quarantaine de maisons, s'est construit sur le site le plus élevé de la paroisse. Au

nord des Tartres était situé Varanval, où se trouvait le château. A l'ouest de Varanval, le hameau de Maresson ne comptait que quelques dépendances.

L'écart de Boucquy possédait une chapelle édifiée par les religieux de Saint-Corneille au XIIème siècle. Cette chapelle devint un lieu de pèlerinage fréquenté; mais ce prieuré fut pillé par les Anglais au XVème siècle, puis rebâti par la suite. La chapelle de Boucquy subsiste aujourd'hui, mais elle est désaffectée et sert de hangar agricole.

Un des monuments les plus anciens de Jaux est l'église de St Pierre - St Paul, classée Monument Historique, dont le clocher et une partie du portail sont romans. Elle a été incendiée lors de l'invasion des Normands, puis restaurée au cours des siècles suivants. Il subsiste des fragments de vitraux datés de 1541.

Une demeure seigneuriale se trouvait à côté de l'église, mais elle fut détruite au début du XIVème siècle, peut être au moment de la révolte de la Jacquerie, pendant la guerre de Cent Ans.

La principale partie de la ferme seigneuriale fut acquise par la commune pour en faire le presbytère et par la suite l'école.

Jaux a également compté un moulin à vent, un moulin à eau (dit "du Port-à-Vache") en bordure de l'Oise près d'Armancourt, et un bac qui permettait de traverser la rivière près de ce lieu.

En 1783, un procès-verbal d'arpentage montre que le village apparaissait comme une longue rue sinueuse d'où partaient quelques ruelles. Les maisons étaient environnées de jardins plantés d'arbres fruitiers, ce qui explique l'étendue de la dite rue. Le principal édifice était l'église, près de laquelle se trouvaient le cimetière et la demeure seigneuriale.